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Mot du mois d’Octobre

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« Saint Antoine de Padoue, notre paroisse, notre famille ! »

Chers paroissiens,

En ce début du mois d’octobre, alors que nous entrons peu à peu dans les mois qui nous conduiront vers Noël, j’aimerais vous adresser un mot très simple, mais qui me tient particulièrement à cœur.

Saint Antoine de Padoue est NOTRE paroisse, elle n’est pas seulement la paroisse du curé, ni celle de quelques personnes qui ont l’habitude de tout organiser et de tout faire. Elle est notre maison commune, notre famille paroissiale, le lieu où le Seigneur nous rassemble pour nous faire grandir dans la foi, nous donner sa Parole, son Eucharistie, son pardon et nous envoyer annoncer le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Ce 1er dimanche d’octobre, la Parole de Dieu nous parle d’une vigne et le prophète Isaïe nous présente le Seigneur comme celui qui a planté, entouré de soins et aimé sa vigne. Et Jésus reprend cette image pour nous rappeler que Dieu nous confie quelque chose de précieux. Alors une question peut résonner dans chacun de nos cœurs : qu’allons-nous faire de cette vigne qui nous est confiée?

Notre paroisse est cette vigne, elle nous est confiée par Dieu.

Une paroisse vivante n’est pas seulement une paroisse où le prêtre fait beaucoup de choses. C’est une paroisse où chacun comprend qu’il a reçu quelque chose de Dieu et peut le mettre au service des autres. Certains savent accueillir, d’autres transmettre la foi, d’autres visiter, servir, chanter, préparer, nettoyer, accompagner, organiser ou simplement prier. Certains ont du temps, d’autres un savoir-faire, d’autres encore une disponibilité ponctuelle, chacun peut apporter son fruit.

Nous avons parfois tendance à penser : « Quelqu’un va bien s’en occuper », « le curé va trouver quelqu’un », « il y a déjà des bénévoles », « je n’ai pas beaucoup de temps ». Pourtant, une famille ne fonctionne pas ainsi, dans une famille, chacun donne quelque chose de lui-même, selon ses possibilités. Et notre paroisse est véritablement appelée à devenir une famille où chacun prend sa part.

Je voudrais donc nous inviter fraternellement à ne pas être seulement des « clients » de la vie paroissiale.

Ne soyons pas simplement des bénéficiaires de sacrements : présents lorsque nous avons besoin d’un baptême, d’une communion, d’un mariage, d’une messe ou d’une célébration, puis repartant chacun chez soi sans nous sentir concernés par la vie de la communauté.

La paroisse n’est pas un service que l’on vient chercher lorsque cela nous arrange. Elle est une COMMUNAUTÉ que nous sommes appelés à construire ENSEMBLE.

Bien sûr, chacun a ses contraintes, son travail, sa famille, son âge, ses responsabilités et parfois ses difficultés. Il ne s’agit pas de demander à chacun de faire beaucoup, Mais il s’agit de se poser honnêtement cette question :

« Seigneur, qu’est-ce que je peux donner à ma paroisse ? »

Peut-être une heure par mois ou quelques heures à certains moments de l’année. Peut-être un talent que vous n’avez jamais osé proposer ou encore simplement votre présence lorsque nous organisons un événement.

Nous avons besoin de catéchistes pour transmettre la foi aux enfants. Nous avons besoin de personnes pour accompagner les familles, accueillir les nouveaux, aider à préparer les célébrations, servir la liturgie, chanter, visiter les personnes isolées, entretenir et embellir notre église. Nous avons besoin de bonnes volontés pour préparer bientôt la crèche de Noël, pour participer aux processions, à la fête de saint Antoine de Padoue, aux repas paroissiaux, aux apéritifs, aux lotos, à la rentrée paroissiale et à toutes ces rencontres qui permettent simplement de nous connaître, de nous retrouver et de faire grandir entre nous une véritable fraternité.

Tout cela peut sembler parfois très ordinaire. Pourtant, c’est aussi par ces petites choses que l’Évangile devient visible.

Une personne qui accepte de faire le catéchisme peut transmettre à un enfant une foi qui l’accompagnera toute sa vie. Celui qui prépare une crèche permet à des familles de contempler le mystère de Noël. Celui qui accueille à la porte de l’église peut être le premier visage du Christ rencontré par une personne qui entre pour la première fois.

Nous ne savons jamais ce que Dieu fera d’un petit service offert avec amour.

Et notre engagement paroissial ne doit pas être tourné uniquement vers nous-mêmes. Si nous faisons vivre notre paroisse, ce n’est pas simplement pour avoir une paroisse agréable, conviviale et bien organisée, nous faisons vivre notre paroisse pour annoncer Jésus-Christ. Une communauté chrétienne qui prie, qui célèbre, qui se rencontre et qui sert devient un signe pour ceux qui sont loin de l’Église. Notre joie, notre fraternité et notre charité peuvent donner envie à d’autres de découvrir Celui qui en est la source : le Christ.

C’est aussi dans cet esprit que nous devons accueillir l’appel que le Pape Léon XIV nous a adressé lors de son passage à Lourdes le 27 septembre dernier. Il nous a invités, comme si la Sainte Vierge elle-même nous le demandait, à prier le chapelet avec une intention particulière : « que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les peuples en conflit ».

Notre paroisse a donc aussi une mission de prière pour le monde. Nous ne pouvons pas résoudre toutes les guerres, toutes les souffrances et toutes les divisions, mais nous pouvons prier. Nous pouvons offrir notre chapelet, nos messes, nos adorations, nos sacrifices et nos engagements pour la paix. Une paroisse vivante est une paroisse qui prie, qui sert et qui annonce.

Alors, en ce mois d’octobre, mois du Rosaire, je vous invite chacun à vous poser simplement cette question : « Quel fruit puis-je porter pour ma paroisse ? »

Ne regardons pas ce que font les autres, ne disons pas : « Il y a déjà assez de bénévoles ». Demandons plutôt au Seigneur : « Que veux-tu que je fasse ? Où puis-je être utile ? Qui puis-je aider ? À qui puis-je transmettre la foi ? »

Peut-être que cette année sera pour vous l’occasion de franchir un petit pas : rejoindre une équipe, proposer une heure de votre temps, aider pour une activité, accompagner les enfants au catéchisme, participer à la préparation de Noël, donner un coup de main lors d’un repas ou d’un loto, accueillir les nouveaux, ou simplement être davantage présent à la vie de notre communauté.

Saint Antoine de Padoue est notre paroisse, c’est notre maison, c’est notre famille, c’est notre vigne, prenons-en soin ensemble.

Et lorsque le Seigneur nous demandera ce que nous avons fait de cette vigne qu’il nous a confiée, puissions-nous répondre avec simplicité :

« Seigneur, je n’ai peut-être pas fait beaucoup, mais j’ai essayé de donner ce que je pouvais. J’ai donné un peu de mon temps, de mes talents, de ma prière, de mes forces et de mon cœur pour que d’autres puissent Te connaître et T’aimer. »

Que saint Antoine de Padoue, notre saint patron, intercède pour notre communauté. Qu’il nous aide à devenir une paroisse toujours plus fraternelle, priante, missionnaire et accueillante. Et que la Vierge Marie, Reine de la paix, nous apprenne à porter ensemble dans notre prière les souffrances de notre monde.

Que notre paroisse ne soit pas seulement un lieu où nous venons, mais une famille à laquelle nous appartenons.

Avec toute mon affection et ma prière,

Père François-Régis de Joigny

Heureux curé de la paroisse Saint Antoine de Padoue

Publié le 04 octobre 2026

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Mot du mois d’Octobre

« Saint Antoine de Padoue, notre paroisse, notre famille ! »

Chers paroissiens,

En ce début du mois d’octobre, alors que nous entrons peu à peu dans les mois qui nous conduiront vers Noël, j’aimerais vous adresser un mot très simple, mais qui me tient particulièrement à cœur.

Saint Antoine de Padoue est NOTRE paroisse, elle n’est pas seulement la paroisse du curé, ni celle de quelques personnes qui ont l’habitude de tout organiser et de tout faire. Elle est notre maison commune, notre famille paroissiale, le lieu où le Seigneur nous rassemble pour nous faire grandir dans la foi, nous donner sa Parole, son Eucharistie, son pardon et nous envoyer annoncer le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Ce 1er dimanche d’octobre, la Parole de Dieu nous parle d’une vigne et le prophète Isaïe nous présente le Seigneur comme celui qui a planté, entouré de soins et aimé sa vigne. Et Jésus reprend cette image pour nous rappeler que Dieu nous confie quelque chose de précieux. Alors une question peut résonner dans chacun de nos cœurs : qu’allons-nous faire de cette vigne qui nous est confiée?

Notre paroisse est cette vigne, elle nous est confiée par Dieu.

Une paroisse vivante n’est pas seulement une paroisse où le prêtre fait beaucoup de choses. C’est une paroisse où chacun comprend qu’il a reçu quelque chose de Dieu et peut le mettre au service des autres. Certains savent accueillir, d’autres transmettre la foi, d’autres visiter, servir, chanter, préparer, nettoyer, accompagner, organiser ou simplement prier. Certains ont du temps, d’autres un savoir-faire, d’autres encore une disponibilité ponctuelle, chacun peut apporter son fruit.

Nous avons parfois tendance à penser : « Quelqu’un va bien s’en occuper », « le curé va trouver quelqu’un », « il y a déjà des bénévoles », « je n’ai pas beaucoup de temps ». Pourtant, une famille ne fonctionne pas ainsi, dans une famille, chacun donne quelque chose de lui-même, selon ses possibilités. Et notre paroisse est véritablement appelée à devenir une famille où chacun prend sa part.

Je voudrais donc nous inviter fraternellement à ne pas être seulement des « clients » de la vie paroissiale.

Ne soyons pas simplement des bénéficiaires de sacrements : présents lorsque nous avons besoin d’un baptême, d’une communion, d’un mariage, d’une messe ou d’une célébration, puis repartant chacun chez soi sans nous sentir concernés par la vie de la communauté.

La paroisse n’est pas un service que l’on vient chercher lorsque cela nous arrange. Elle est une COMMUNAUTÉ que nous sommes appelés à construire ENSEMBLE.

Bien sûr, chacun a ses contraintes, son travail, sa famille, son âge, ses responsabilités et parfois ses difficultés. Il ne s’agit pas de demander à chacun de faire beaucoup, Mais il s’agit de se poser honnêtement cette question :

« Seigneur, qu’est-ce que je peux donner à ma paroisse ? »

Peut-être une heure par mois ou quelques heures à certains moments de l’année. Peut-être un talent que vous n’avez jamais osé proposer ou encore simplement votre présence lorsque nous organisons un événement.

Nous avons besoin de catéchistes pour transmettre la foi aux enfants. Nous avons besoin de personnes pour accompagner les familles, accueillir les nouveaux, aider à préparer les célébrations, servir la liturgie, chanter, visiter les personnes isolées, entretenir et embellir notre église. Nous avons besoin de bonnes volontés pour préparer bientôt la crèche de Noël, pour participer aux processions, à la fête de saint Antoine de Padoue, aux repas paroissiaux, aux apéritifs, aux lotos, à la rentrée paroissiale et à toutes ces rencontres qui permettent simplement de nous connaître, de nous retrouver et de faire grandir entre nous une véritable fraternité.

Tout cela peut sembler parfois très ordinaire. Pourtant, c’est aussi par ces petites choses que l’Évangile devient visible.

Une personne qui accepte de faire le catéchisme peut transmettre à un enfant une foi qui l’accompagnera toute sa vie. Celui qui prépare une crèche permet à des familles de contempler le mystère de Noël. Celui qui accueille à la porte de l’église peut être le premier visage du Christ rencontré par une personne qui entre pour la première fois.

Nous ne savons jamais ce que Dieu fera d’un petit service offert avec amour.

Et notre engagement paroissial ne doit pas être tourné uniquement vers nous-mêmes. Si nous faisons vivre notre paroisse, ce n’est pas simplement pour avoir une paroisse agréable, conviviale et bien organisée, nous faisons vivre notre paroisse pour annoncer Jésus-Christ. Une communauté chrétienne qui prie, qui célèbre, qui se rencontre et qui sert devient un signe pour ceux qui sont loin de l’Église. Notre joie, notre fraternité et notre charité peuvent donner envie à d’autres de découvrir Celui qui en est la source : le Christ.

C’est aussi dans cet esprit que nous devons accueillir l’appel que le Pape Léon XIV nous a adressé lors de son passage à Lourdes le 27 septembre dernier. Il nous a invités, comme si la Sainte Vierge elle-même nous le demandait, à prier le chapelet avec une intention particulière : « que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les peuples en conflit ».

Notre paroisse a donc aussi une mission de prière pour le monde. Nous ne pouvons pas résoudre toutes les guerres, toutes les souffrances et toutes les divisions, mais nous pouvons prier. Nous pouvons offrir notre chapelet, nos messes, nos adorations, nos sacrifices et nos engagements pour la paix. Une paroisse vivante est une paroisse qui prie, qui sert et qui annonce.

Alors, en ce mois d’octobre, mois du Rosaire, je vous invite chacun à vous poser simplement cette question : « Quel fruit puis-je porter pour ma paroisse ? »

Ne regardons pas ce que font les autres, ne disons pas : « Il y a déjà assez de bénévoles ». Demandons plutôt au Seigneur : « Que veux-tu que je fasse ? Où puis-je être utile ? Qui puis-je aider ? À qui puis-je transmettre la foi ? »

Peut-être que cette année sera pour vous l’occasion de franchir un petit pas : rejoindre une équipe, proposer une heure de votre temps, aider pour une activité, accompagner les enfants au catéchisme, participer à la préparation de Noël, donner un coup de main lors d’un repas ou d’un loto, accueillir les nouveaux, ou simplement être davantage présent à la vie de notre communauté.

Saint Antoine de Padoue est notre paroisse, c’est notre maison, c’est notre famille, c’est notre vigne, prenons-en soin ensemble.

Et lorsque le Seigneur nous demandera ce que nous avons fait de cette vigne qu’il nous a confiée, puissions-nous répondre avec simplicité :

« Seigneur, je n’ai peut-être pas fait beaucoup, mais j’ai essayé de donner ce que je pouvais. J’ai donné un peu de mon temps, de mes talents, de ma prière, de mes forces et de mon cœur pour que d’autres puissent Te connaître et T’aimer. »

Que saint Antoine de Padoue, notre saint patron, intercède pour notre communauté. Qu’il nous aide à devenir une paroisse toujours plus fraternelle, priante, missionnaire et accueillante. Et que la Vierge Marie, Reine de la paix, nous apprenne à porter ensemble dans notre prière les souffrances de notre monde.

Que notre paroisse ne soit pas seulement un lieu où nous venons, mais une famille à laquelle nous appartenons.

Avec toute mon affection et ma prière,

Père François-Régis de Joigny

Heureux curé de la paroisse Saint Antoine de Padoue

Publié le 04 octobre 2026

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Mot du mois d’Octobre

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« Saint Antoine de Padoue, notre paroisse, notre famille ! »

Chers paroissiens,

En ce début du mois d’octobre, alors que nous entrons peu à peu dans les mois qui nous conduiront vers Noël, j’aimerais vous adresser un mot très simple, mais qui me tient particulièrement à cœur.

Saint Antoine de Padoue est NOTRE paroisse, elle n’est pas seulement la paroisse du curé, ni celle de quelques personnes qui ont l’habitude de tout organiser et de tout faire. Elle est notre maison commune, notre famille paroissiale, le lieu où le Seigneur nous rassemble pour nous faire grandir dans la foi, nous donner sa Parole, son Eucharistie, son pardon et nous envoyer annoncer le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Ce 1er dimanche d’octobre, la Parole de Dieu nous parle d’une vigne et le prophète Isaïe nous présente le Seigneur comme celui qui a planté, entouré de soins et aimé sa vigne. Et Jésus reprend cette image pour nous rappeler que Dieu nous confie quelque chose de précieux. Alors une question peut résonner dans chacun de nos cœurs : qu’allons-nous faire de cette vigne qui nous est confiée?

Notre paroisse est cette vigne, elle nous est confiée par Dieu.

Une paroisse vivante n’est pas seulement une paroisse où le prêtre fait beaucoup de choses. C’est une paroisse où chacun comprend qu’il a reçu quelque chose de Dieu et peut le mettre au service des autres. Certains savent accueillir, d’autres transmettre la foi, d’autres visiter, servir, chanter, préparer, nettoyer, accompagner, organiser ou simplement prier. Certains ont du temps, d’autres un savoir-faire, d’autres encore une disponibilité ponctuelle, chacun peut apporter son fruit.

Nous avons parfois tendance à penser : « Quelqu’un va bien s’en occuper », « le curé va trouver quelqu’un », « il y a déjà des bénévoles », « je n’ai pas beaucoup de temps ». Pourtant, une famille ne fonctionne pas ainsi, dans une famille, chacun donne quelque chose de lui-même, selon ses possibilités. Et notre paroisse est véritablement appelée à devenir une famille où chacun prend sa part.

Je voudrais donc nous inviter fraternellement à ne pas être seulement des « clients » de la vie paroissiale.

Ne soyons pas simplement des bénéficiaires de sacrements : présents lorsque nous avons besoin d’un baptême, d’une communion, d’un mariage, d’une messe ou d’une célébration, puis repartant chacun chez soi sans nous sentir concernés par la vie de la communauté.

La paroisse n’est pas un service que l’on vient chercher lorsque cela nous arrange. Elle est une COMMUNAUTÉ que nous sommes appelés à construire ENSEMBLE.

Bien sûr, chacun a ses contraintes, son travail, sa famille, son âge, ses responsabilités et parfois ses difficultés. Il ne s’agit pas de demander à chacun de faire beaucoup, Mais il s’agit de se poser honnêtement cette question :

« Seigneur, qu’est-ce que je peux donner à ma paroisse ? »

Peut-être une heure par mois ou quelques heures à certains moments de l’année. Peut-être un talent que vous n’avez jamais osé proposer ou encore simplement votre présence lorsque nous organisons un événement.

Nous avons besoin de catéchistes pour transmettre la foi aux enfants. Nous avons besoin de personnes pour accompagner les familles, accueillir les nouveaux, aider à préparer les célébrations, servir la liturgie, chanter, visiter les personnes isolées, entretenir et embellir notre église. Nous avons besoin de bonnes volontés pour préparer bientôt la crèche de Noël, pour participer aux processions, à la fête de saint Antoine de Padoue, aux repas paroissiaux, aux apéritifs, aux lotos, à la rentrée paroissiale et à toutes ces rencontres qui permettent simplement de nous connaître, de nous retrouver et de faire grandir entre nous une véritable fraternité.

Tout cela peut sembler parfois très ordinaire. Pourtant, c’est aussi par ces petites choses que l’Évangile devient visible.

Une personne qui accepte de faire le catéchisme peut transmettre à un enfant une foi qui l’accompagnera toute sa vie. Celui qui prépare une crèche permet à des familles de contempler le mystère de Noël. Celui qui accueille à la porte de l’église peut être le premier visage du Christ rencontré par une personne qui entre pour la première fois.

Nous ne savons jamais ce que Dieu fera d’un petit service offert avec amour.

Et notre engagement paroissial ne doit pas être tourné uniquement vers nous-mêmes. Si nous faisons vivre notre paroisse, ce n’est pas simplement pour avoir une paroisse agréable, conviviale et bien organisée, nous faisons vivre notre paroisse pour annoncer Jésus-Christ. Une communauté chrétienne qui prie, qui célèbre, qui se rencontre et qui sert devient un signe pour ceux qui sont loin de l’Église. Notre joie, notre fraternité et notre charité peuvent donner envie à d’autres de découvrir Celui qui en est la source : le Christ.

C’est aussi dans cet esprit que nous devons accueillir l’appel que le Pape Léon XIV nous a adressé lors de son passage à Lourdes le 27 septembre dernier. Il nous a invités, comme si la Sainte Vierge elle-même nous le demandait, à prier le chapelet avec une intention particulière : « que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les peuples en conflit ».

Notre paroisse a donc aussi une mission de prière pour le monde. Nous ne pouvons pas résoudre toutes les guerres, toutes les souffrances et toutes les divisions, mais nous pouvons prier. Nous pouvons offrir notre chapelet, nos messes, nos adorations, nos sacrifices et nos engagements pour la paix. Une paroisse vivante est une paroisse qui prie, qui sert et qui annonce.

Alors, en ce mois d’octobre, mois du Rosaire, je vous invite chacun à vous poser simplement cette question : « Quel fruit puis-je porter pour ma paroisse ? »

Ne regardons pas ce que font les autres, ne disons pas : « Il y a déjà assez de bénévoles ». Demandons plutôt au Seigneur : « Que veux-tu que je fasse ? Où puis-je être utile ? Qui puis-je aider ? À qui puis-je transmettre la foi ? »

Peut-être que cette année sera pour vous l’occasion de franchir un petit pas : rejoindre une équipe, proposer une heure de votre temps, aider pour une activité, accompagner les enfants au catéchisme, participer à la préparation de Noël, donner un coup de main lors d’un repas ou d’un loto, accueillir les nouveaux, ou simplement être davantage présent à la vie de notre communauté.

Saint Antoine de Padoue est notre paroisse, c’est notre maison, c’est notre famille, c’est notre vigne, prenons-en soin ensemble.

Et lorsque le Seigneur nous demandera ce que nous avons fait de cette vigne qu’il nous a confiée, puissions-nous répondre avec simplicité :

« Seigneur, je n’ai peut-être pas fait beaucoup, mais j’ai essayé de donner ce que je pouvais. J’ai donné un peu de mon temps, de mes talents, de ma prière, de mes forces et de mon cœur pour que d’autres puissent Te connaître et T’aimer. »

Que saint Antoine de Padoue, notre saint patron, intercède pour notre communauté. Qu’il nous aide à devenir une paroisse toujours plus fraternelle, priante, missionnaire et accueillante. Et que la Vierge Marie, Reine de la paix, nous apprenne à porter ensemble dans notre prière les souffrances de notre monde.

Que notre paroisse ne soit pas seulement un lieu où nous venons, mais une famille à laquelle nous appartenons.

Avec toute mon affection et ma prière,

Père François-Régis de Joigny

Heureux curé de la paroisse Saint Antoine de Padoue

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Publié le 04 octobre 2026