
Avant de connaître notre paroisse connaissez-vous la vie de notre Saint patron?
Située en cœur de lotissement, l’église Saint Antoine de Padoue s’inscrit pleinement dans la vie quotidienne de plusieurs quartiers de l’Ouest toulonnais : Valbourdin, Barbès, Fort-rouge et une partie de Claret.
Avant sa construction, toute la zone située au nord des fortifications de la ville de Toulon ne disposait pas de lieu de culte propre et dépendait des paroisses Saint-Louis, au centre-ville, et Saint-Joseph, au Pont-du-Las.
Sensible à cette réalité pastorale, l’abbé Martinenq, alors curé de La Cadière, ayant des attaches familiales dans le secteur, acquiert en 1894 un terrain appartenant à Madame Richard, au prix de 1,50 franc le mètre carré. Cette acquisition est réalisée à la condition que la future église soit placée sous le patronage de saint Henri, protecteur d’une partie du quartier de Barbès, scellant ainsi son ancrage spirituel et local.
De style néo-roman, l’église se déploie selon un plan basilical à trois nefs, prolongées par des absides en cul-de-four propices au recueillement. Sa façade, à la fois sobre et robuste, s’organise autour d’un porche intégré, orné de voussures reposant sur de fines colonnettes et surmonté d’un fronton triangulaire couronné d’une croix. Deux oculi quadrilobés et des corniches denticulées viennent enrichir l’ensemble et souligner l’harmonie des volumes.
Le clocher, percé d’abat-sons et coiffé d’une toiture à l’impériale, élève la croix bien visible au-dessus du quartier, comme un repère familier. Les façades latérales, rythmées par des contreforts, accompagnent le chemin des visiteurs.
Par la sobriété de son architecture et l’équilibre de ses formes, l’église se distingue naturellement et affirme une identité singulière dans le paysage urbain. Aménagé en place, le parvis est aujourd’hui un espace vivant et ouvert, lieu de rencontres et de rassemblements, prolongeant la mission d’accueil et de communion de la paroisse.
Quelques vues anciennes du quartier Valbourdin
- L’église Saint Antoine de Padoue
- Place Commandant Lamy
- L’église entre 1912 et 1920
Faits marquants et dates clés de l’église Saint-Antoine de Padoue
La construction de l’église s’inscrit dans une histoire marquée à la fois par l’élan de la foi et par de nombreuses épreuves.
La bénédiction de la première pierre a lieu le 6 décembre 1894 à 14 h 30, ouvrant un chantier porté par l’abbé Martinenq. Mais ce dernier décède le 6 novembre 1895, entraînant l’interruption des travaux. Ceux-ci ne reprendront que plusieurs années plus tard.
En 1898, les héritiers Martinenq cèdent à l’abbé Fougeiret l’emplacement de l’église pour la somme de 10 000 francs (30 avril 1898), puis, en juillet de la même année, celui du presbytère ainsi que le raccordement à l’église pour 8 000 francs.
Entièrement financé par l’abbé Fougeiret, le chantier est alors relancé le 1ᵉʳ juillet 1898.
Le 8 décembre 1898, Monseigneur Mignot bénit solennellement l’église. Il la place sous le double patronage de Saint Irénée, son saint patron, et de Saint Antoine de Padoue, en référence aux « miracles » attribués à une statue du saint conservée chez Mademoiselle Louise Bouffier, habitante de Toulon, à l’origine d’une fervente dévotion populaire.
Peu après son ouverture, l’église est frappée par une série d’événements dramatiques. Dans la nuit du 7 mars 1899, vers deux heures du matin, l’explosion de la poudrière de Lagoubran pulvérise vingt-deux vitraux tout juste posés et fend l’autel sur toute sa largeur.
En 1905, une difficulté juridique surgit : en raison d’une hypothèque consentie à l’abbé Fougeiret par l’évêché, la municipalité de l’époque refuse d’accorder un titre légal à l’église, la considérant comme un bien privé.
Le 14 avril 1906, dans la nuit du Vendredi saint, l’édifice est pillé : le tabernacle est forcé, deux ciboires sont dérobés et les saintes hosties retrouvées profanées devant l’autel de la Sainte Vierge ; les troncs sont fracturés.
En 1912, un violent mistral détruit le clocher en bois, qui sera reconstruit en maçonnerie en 1920, lui donnant sa forme actuelle.
Plus récemment, le 13 septembre 1994, un violent orage de grêle, avec des grêlons de la taille d’une boule de pétanque, cause d’importants dégâts à l’édifice, nécessitant des travaux évalués à 606 907 francs.




